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un si beau monde

Pour beaucoup, ce beau temps de Septembre a rendu la rentrée un peu plus douce et moins amère après la fin des vacances. 

Mais en fait, on est plutôt vite retombés dans la continuité. Encore une fois...

Pour nous, moins de fréquentation et moins de postes tout le temps que beaucoup seront aspirés par les réseaux sociaux et ne s'en seront pas fatigués. Il n'empêche qu'ils provoquent de sérieux dégats dans le paysage du net dans beaucoup de passions. Pourquoi modernité doit-elle rimer avec prédation, voire destruction? 

Pour ceux qui ne se sont pas séparés de leurs bacs, nos compagnons à tentacules et à nageoires occuperont de leur exotisme les soirées qui vont redevenir sombres et froides. La science nous apprends que le "très bête" poisson rouge régénère ses neurones et qu'il sait reconnaître les visages. Que dire alors de nos poissons marins qui sont soumis à des stimuli plus nombreux et de toute nature?! En tout cas, à les voir se précipiter, nous savions bien que c'était le cas, mais je me pose parfois la question de leur perception de notre espace à nous de leur côté de la vitre. Je ne pense pas qu'ils en soient arrivés au questionnement du Mythe de la Caverne, mais en tout cas, ils savent bien qui ou quoi est connu et quel enchainement de gestes va leur apporter leur bouffe!

De même que si nous entendions bien qu'ils émettaient des sons comme nos clowns, kauderni, anges, etc. nous nous doutions bien que c'était pour les entendre. Et que donc sons vont de pair avec vie sociale. Le Monde du Silence de 1955 est bien devenu un monde de bruits pour qui considère le monde marin : vagues, ressacs, crustacés, poissons. Mais, bruits devenus trop nombreux et trop forts du fait de l'homme.

Les scientifiques nous dévoilent des richesses de la Nature au moment même où nos sociétés et habitudes modernes les font disparaître. Pour ce qui les concerne, la valeur des récifs coraliens est l'addition des valeurs de tout ce qu'ils permettent et apportent mais aussi l'addition des valeurs de tout ce qu'ils protègent de par leur présence le long des côtes (cfre. le document rédigé par l'IFRECOR chargé sur le site). Sauf, qu'étant les pieds dans l'eau, les hommes vont se faire partir avec l'eau du bain cette fois çi. Parce les pêches, les pollutions et les dérèglements physiques et chimiques  détruisent les récifs et les stocks d'animaux dont se nourrissent des populations entières, menacent leurs civilisations. Donc ils devront migrer pour survivre. Or, ce sera par centaines de millions de personnes, les populations de nos possessions dans les îles tropicales sont d'ailleurs concernées. Que se passera-t-il, partout progressivement? Comment réagirons nous? 

Pourtant, des hommes et des femmes se battent à vouloir contenir cette destruction, à construire des réserves contre les dangers locaux, à protéger les animaux et les milieux, à en reconstruire certains. A faire connaître le prix de la Nature.  Et enfin de compte, à redonner un futur aux humains. 

Alors, nous, à notre échelle, nous ne protégeons pas les hommes, mais il n'empèche que nos gestes d'aquariophiles ont un impact sur le monde marin. Et très exactement parce nous donnons à contempler une minuscule facette de ce monde  à nos familles et nos amis, nous pouvons aussi en être des porte-paroles. Parce que communiquer nos joies et nos bonheurs de récifalistes,  c'est aussi sensibiliser autour de nous sur le monde marin.  Le récifalisme est non seulement un but mais aussi un moyen.

Alors si la sensiblerie nous permet de nous reconnecter à notre bon côté ne serait-ce qu'une très courte seconde et à en garder souvenir une autre seconde, comment les hommes peuvent-ils être entièrement mauvais si ils disent  ces mots et  ont ces sourires? 

What a wonderful world  et j'ai choisi cette version de la Chanson de Louis Armstrong à raison....