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SUJET : TEXTE à OUEST FRANCE

TEXTE à OUEST FRANCE 25 Mar 2013 23:45 #384276

  • liam
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Dès Vendredi, j'avais réagi auprès de la Rédaction du Journal, suite à un court article sur Ouest-France.fr
voici le texte que je viens d'envoyer à la Rédaction
:



La saisie des coraux lors de la Bourse de Sallertaine lors d’une action conjointe des Douanes, de l’ONFP et de DDPP pose le problème de la réglementation en premier lieu.
Les coraux durs sont régis par la Convention de Washington et y figurent dans l’Annexe 2, c’est à dire que leur commerce est soumis à des autorisations, qu’ils sont accompagnés par un numéro de CITES attitré à un ensemble de boites contenant de nombreux individus qui conserveront toute leur vie durant cette identité. La Convention de Washington Annexe 2 stipule aussi que tous les moyens doivent être mis en œuvre pour le bon maintien de l’animal durant son transport et sa captivité.
Les textes de cette Convention sont appliqués par des pays signataires qui ont tout loisir de les renforcer par une législation propre, ainsi l’Union Européenne s’est-elle dotée de restrictions et applications complémentaires, mais qui ne peuvent jamais contredire les textes de la Convention.
Lors de l’entrée sur le territoire, ce sont les services douaniers et les services vétérinaires qui sont chargés de la vérification des caisses contenant les animaux et de la validité de tous les papiers.
En cas de non validité sur un point quelconque, les autorités saisissent les animaux et les placent dans un refuge approprié.
Une fois sur le territoire, en tant qu’animaux sauvages ou non domestiques, les coraux tombent sous la juridiction des DDPP (anciennement DSV : direction des Services Vétérinaires).
Les coraux importés le sont toujours pour des raisons commerciales et transitent de grossistes exportateurs ou parfois de fermes de corail dans les pays où on les trouve vers des grossistes ou des détaillants où ils sont revendus aux amateurs récifalistes.
Le problème trouve son origine dans la nature même du corail. A premier abord, on pourrait le comprendre comme un animal. C’est vrai dans un certain nombre de cas. Mais un corail peut aussi être une colonie formée d’une multitude de petits êtres : les polypes. Certains coraux peuvent être à polype unique ou formés de plusieurs. Ce qui leur est propre c’est leur propension à croître ! Ils possèdent une grande quantité de cellules souches qui sont capable de régénérer un polype entier même si il a été coupé en deux, et une colonie séparée en deux forme immédiatement deux colonies distinctes. A la restriction près, qu’elles possèderont toujours le même patrimoine génétique. Et au niveau de la Convention de Washington, le même numéro de CITES !
Et là est justement le nerf de la guerre ! Alors que dans la nature, les massifs coralliens sont menacés, dans les bacs, grâce aux avancées techniques et découvertes scientifiques, les coraux captifs connaissent des taux de croissance élevés et sont choyés par leur propriétaire. Et un petit morceau cassé, lors d’une opération d’entretien par exemple, a de grandes chances de donner naissance à une véritable colonie. Allez vous y retrouver, quand on a des animaux qui se ressemblent beaucoup, sachant qu’en plus une colonie peut d’un seul coup développer à un endroit une couleur qui n’est pas celle d’origine, comment redonner l’identité CITES à ce petit éclat plein de vie???!!!
La catastrophe est totale quand le corail se met à pondre et que les larves éclosent, puis se développent. Test ADN impossible dans ces cas-là….Catastrophe identique quand un polype apparaît sur une pierre importée d’une mer tropicale. Comme tout organisme vivant, la pierre a bien un numéro CITES , mais pour une pierre, pas pour un corail…
Le Commandant Cousteau a fait rêver des milliers de personnes et entrer le monde sous-marin dans les foyers par ses émissions, l’aquariophilie récifale a fait rentrer de réels massifs coralliens dans les intérieurs des passionnés.
Et dans ce cas, nul besoin d’une Convention de Washington pour faire prendre soin de ces merveilles de couleurs et de vie, les amateurs chérissent leurs colonies de coraux et le moindre morceau qui s’en détache. Mais que faire de ces morceaux justement ? Et de surcroit de morceaux souvent sans plus aucun numéro de CITES ?
Il faut reconnaître que la Convention et les réglementation imposent de laisser la trace aux autorités de l’identité de l’acheteur, et à celui de recevoir un bon de la part du détaillant portant ce même numéro, qui sera valable tant que la colonie initiale sera vivante, et ses rejetons.
La situation devient floue alors car les services vétérinaires départementaux, ainsi que les Douanes, connaissent la réglementation en vigueur très différemment suivant les départements, et que surtout, l’application stricte de la Convention de Washington varie d’un pays signataire à l’autre en fonction de ses règlementations internes.
A l’époque du net, telle application faite dans tel pays a vite fait de perdre justement sa localisation à coup de copie de messages sur les forums, et la réglementation outre-atlantique a souvent été assimilée à la nôtre ; même les autorités responsables pouvaient se fonder sur la Convention de Washington mais oublier la réglementation française.
Tant et si bien, qu’à l’heure actuelle, à force de cadeaux, d’échanges, de reventes par les amateurs, d’oubli de délivrance du numéro CITES, voire de mauvaise volonté de la part des commerçants, les amateurs se retrouvent en toute bonne foi en totale illégalité de possession d’animaux non tracés.
La croissance des coraux est telle que ne s’offrent que deux solutions. Soit tuer les boutures, mais d’une part la Convention de Washington y est formellement opposée et d’autre part l’amour du propriétaire pour son animal est tel qu’il s’y refusera. Ne reste alors qu’une solution : la céder. Soit contre de l’argent, soit gracieusement lors d’un don ou d’un échange comme le font de nombreux amateurs de la communauté récifale.
Il faut alors bien imaginer que les amateurs peuvent avoir des bacs de plusieurs centaines, voire milliers de litres. Que la production du surplus est tout simplement énorme. Que le matériel et les produits divers et coûts d’entretien élevés. La tentation de monnayer les boutures devient alors grande pour l’amateur au fur et à mesure que la taille du bac augmente.
Les ministères responsables répondent alors que la vente du surplus des croissances de son bac ne nécessite nullement la possession de certificat de capacité, cela a été évoqué à Sallertaine.
La difficulté provient du fait que plus le bac grandit, plus le nombre de colonies devant être régulièrement taillées augmente, et ce faisant le nombre de boutures. L’amateur n’a alors d’autre possibilité que d’installer un bac secondaire où il va conserver ces petites colonies et les faire croître, par amour et aussi intérêt, et toujours en concordance avec la Convention de Washington. Mais à quel moment glisse-t-on à l’état d’éleveur plus amateur, là est la question et sa réponse est purement et simplement laissée à l’appréciation personnelle du contrôleur.
La saisie de la Bourse de Sallertaine a provoqué une réaction de vif contentement de a part du Synapses, le syndicat professionnel des animaleries, qui se réclame être à l’origine de cette action. En effet, effectivement, les boutures achetées ou obtenues croissent rapidement et font une concurrence déloyale aux commerçants qui ont pignons sur rue et charges à payer.
La situation actuelle est donc la suivante : des animaux anonymes aux yeux du CITES et des règlementations, en grand nombre justement suivant les directives de ces même règlementations, et qui n’ont pas le droit d’être détruites du fait encore de ces mêmes règlementations. Tout ce petit monde finit par se concurrencer pour une place au soleil dans les bacs des amateurs à coup de prix nettement en faveur des sujets élevés « à la maison » ! D’où l’énervement de certains professionnels, qui, comme tous, connaissent la crise.

Toutefois, si l’examen de la situation de près semble assez ubuesque, la prise de hauteur semble apporter des solutions nettement plus intéressantes.
Les milieux marins sont des milieux qui connaissent de grandes menaces. Déprédations humaines du fait des ancres, des filets, des pêches à la dynamite, pollutions diverses, invasions d’espèces prédatrices comme les étoiles de mer connues sous le nom de « couronne du Christ », réchauffement climatique et apparition de zones hypoxiques menacent grandement toutes les espèces coralliennes ainsi que celles qui trouvent refuge à un moment de leur vie dans les récifs. Et à long terme, les économies humaines locales.
Il faut reconnaître que la demande des amateurs en terme de coraux et de poissons peut faire peser de lourdes menaces sur la survie d’espèces qui ont une petite aire de localisation ou qui sont déjà menacées.
Force est de constater que certaines espèces de coraux ne survivent pas en captivité chez les amateurs du fait de besoins trop spécifiques ou de fragilité. Le transport contribue de surcroit beaucoup à stresser les animaux au point de provoquer rapidement une issue fatale.
Il faut aussi reconnaître, qu’à la différence de beaucoup de poissons d’eau douce, les cycles de reproduction des poissons marins sont complexes et nécessitent des nourritures spécifiques à des stades précis de leur développement. Ce qui signifie que, pour la quasi totalité des espèces, le bac amateur est un cul de sac, et chaque animal prélevé diminue d’autant la biomasse et les populations de l’espèce.
Toutefois, des avancées sont faites, notamment aux Etats unis, qui permettent de reproduire des espèces de poissons que beaucoup d’amateurs pensent impossibles ailleurs dans le monde. Cela est aussi vrai pour les coraux.
Il y a trente ans, personne n’imaginait ces milliers de récifs coralliens qui poussent soit en Aquitaine, dans le Sud de la France, à Paris ou en Alsace ! et pourtant…
Quel choix faire entre la protection immédiate et la possibilité de trouver des solutions de reproduction ? Entre les interdictions, les autorisations aux seules personnes habilitées techniquement, ou la perdurée des prélèvements d’animaux, qui parfois ont beaucoup de chance ou qui parfois meurent lamentablement chez leur pécheur, lors du transport, chez le revendeur ou chez l’amateur ?
L’intérêt amateur pour les ressources des récifs n’est pas entièrement négatif. Il a éveillé la conscience à ce milieu pour des millions de personnes. Il a fait visiter des régions qui autrement n’auraient jamais été vues. Bien sur, l’excès de touristes curieux est proprement dévastateur sur l’environnement terrestre et marin, comme par exemple, les bords de la Mer Rouge en Egypte. Mais, l’intérêt des amateurs a aussi fait prendre conscience de la valeur strictement marchande de ces paysages marins et de la nécessité de les protéger pour les exploiter. Là encore, il faut difficilement choisir entre un prélèvement peu judicieux dans un récif et la pêche dans ce même récif avec des filets raclants, voire pire à la dynamite…Entre la peste et le cholera…

Nous sommes à l’ère des restrictions et des considérations écologiques. A l’examen, les souches de coraux « captives » se révèlent très résistantes, et certaines circulent parmi les amateurs depuis plus de dix ans ! Elles ne coutent pas d’infra-structures spécifiques, pas de frais de transport et n’engendrent pas de pollution due au transport. Et elles ne contribuent pas, dans une partie minime certes, à aggraver notre déficit commercial. Elles sont simplement à portée de main.
Le bon sens voudrait alors que ce cheptel puisse rentrer légalement dans le circuit commercial national. Qu’au lieu de traiter les amateurs de trafiquants, les professionnels les considèrent comme des approvisionneurs de plein droit.
Cela réclame deux choses. La première : un catalogue exhaustif de toutes les souches présentes en France, et ailleurs, qui sont sorties à un moment ou un autre de la tracabilité de la Convention de Washington. Cette remise à plat de bon sens est réclamée par les amateurs et leur Fédération. La deuxième : l’élaboration d’un statut légal pour les boutures domestiques, ce qui reviendra aussi à poser celui des éleveurs amateurs.

Des récifs coralliens dépérissent de jour en jour, des espèces se voient de plus en plus menacées. Mais c’est également valable pour des poissons, pour des animaux et des plantes terrestres. Pour certains, il devient urgent de considérer les populations captives chez les particuliers et les établissements publics comme des chances pour le futur. De répertorier ces individus légalement et un jour, si nécessaire de les utiliser pour les ré-introduire dans la nature. Le cheval de przewalski sorti des zoos, certaines plantes malgaches ré-introduites à partir de collections privées illégales en sont deux exemples.

Alors, oui la saisie de la bourse de Sallertaine est un signe. Non pas d’une concurrence et de l’application de règlements mal appliqués et qui finissent par s’auto-contredire, mais bien le signe d’un vrai sens de la nature, des responsabilités que nous avons à son encontre et des dernières chances que nous avons peut être envers certaines espèces.


Désolé pour le mal de tête, je l'ai le premier, euuuuuuuuuuhhhhhh :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 26 Mar 2013 07:03 #384291

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Y'a plus qu'à espérer qu'ils ne feront pas un contresens en voulant résumer ce pavé.
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 26 Mar 2013 07:10 #384292

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Coroebus écrit:
Y'a plus qu'à espérer qu'ils ne feront pas un contresens en voulant résumer ce pavé.

ne t'inquiete pas, ils sont rompus à la lecture et à l'écriture.
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 26 Mar 2013 07:28 #384293

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Très bon résumé, bravo. :cheer:
Impatient de voir leur réponse, si réponse il y a.
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 26 Mar 2013 07:57 #384302

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Bravo pour ce résumé et le boulot de rédaction ;)
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 26 Mar 2013 08:05 #384304

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liam écrit:
Coroebus écrit:
Y'a plus qu'à espérer qu'ils ne feront pas un contresens en voulant résumer ce pavé.

ne t'inquiete pas, ils sont rompus à la lecture et à l'écriture.

J'espère... :unsure:
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 26 Mar 2013 08:29 #384308

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liam écrit:
La saisie de la Bourse de Sallertaine a provoqué une réaction de vif contentement de a part du Synapses, le syndicat professionnel des animaleries, qui se réclame être à l’origine de cette action. En effet, effectivement, les boutures achetées ou obtenues croissent rapidement et font une concurrence déloyale aux commerçants qui ont pignons sur rue et charges à payer.

Si je peux me permettre y a redondance chef ! :whistle:

Sinon, le texte est parfait, j'espère qu'il ne prêtera pas à de mauvaises interprétations de ceux qui n'y connaissent rien :dry:
Diane et Dante, vous êtes mon rayon de soleil quotidien, ma raison d'être, je vous aime mes petits anges
Dernière édition: 26 Mar 2013 08:30 par Deedoo.
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 26 Mar 2013 09:23 #384320

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merci, trop tard, et j'avais fini hier soir vers 00.30, donc cela s'est un peu croisé vers la fin.
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 26 Mar 2013 12:13 #384360

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Il est à fond le Philippe! Bravo! :)
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 10 Mai 2013 12:44 #391245

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A t on des news de la personne en question que devient il .?
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 10 Mai 2013 13:08 #391249

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je n'ai eu aucun retour de Ouest France.
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Re: TEXTE à OUEST FRANCE 10 Mai 2013 14:14 #391267

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Je parle de SG ,je me doute que ouest France ne dira rien .
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Une bouteille à la mer

billyboyk - 17:19

20 kilos de PV avec du mou, ça tiendra 2 jours dans un bidon brassé/chauffé ;)

billyboyk - 08:22

:D Bonne année à tous !!! xD

habaqouq - 22:06

bonsoir comme insérer une image dans un post merci

delphizorglub - 18:08

Ouaou :p super

babe91800 - 12:18

Bonjour à tous :) petit come back après un moment d'absence

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