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Qu'y-a-t-il de commun entre une graine et un polype ?

Une possibilité de devenir !  

 

Dans la nature, nos  morceaux ( ?....) de coraux deviennent des patates qui construisent des récifs coralliens. 

 

Il y a environ 100 pays dans le monde qui possèdent des récifs coralliens. La France en est le quatrième. 

 

Les récifs coralliens apportent 90% de leur ration protéinique journalière à plus de 8% de la population mondiale, soit un peu moins de 60 millions de personnes.  Un récif sauvage en bonne santé produit 15 tonnes de protéines par km2 par an.  De manière élargie, 800 millions de personnes vivent des récifs dans le monde entier. 

 

Un récif corallien peut être valorisé économiquement en additionnant trois notions : 

Les valeurs d’usage direct (par exemple la pêche)

Les valeurs d’usage indirect (par exemple 15 millions de plongeurs dans le monde)

Les valeurs d’existence (la protection des installations côtières en cassant la houle)

Les animaux récifaux peuvent aussi avoir une valeur biotechnologique (par exemple une molécule pharmacologique). 

 

 

Cette fin d’année marque à la fois la COP21 à Paris (pour le climat) mais aussi l’arrivée d’un épisode d’El Niño particulièrement fort qui risque malheureusement de faire de très nombreux dégâts dans les récifs coralliens entre autre. 

 

De quelle manière le réchauffement climatique touche-t-il les récifs ? 

 

Les typhons et les cyclones sont la première cause de destruction des récifs dans le monde. Il faut entre 15 et 18 ans minimum à un récif pour commencer à récupérer après un cyclone « normal » ; la diversité originale ne se retrouve que bien plus tard. Le réchauffement climatique laisse prévoir des cyclones non pas plus nombreux mais beaucoup plus violents.

Avec eux, des épisodes de pluies encore plus violents, d’où des arrivées de boues encore plus nombreuses et plus importantes dans les récifs qu’elles étouffent littéralement. 

 

Le réchauffement des eaux rompt l’équilibre existant entre les polypes et les zooxanthelles. Plus de chaleur, plus d’épisodes de blanchissement importants et étendus. Avec la chaleur sont aussi apparues des épidémies importantes touchant les coraux. 

Avec le réchauffement, le niveau des mers monte rapidement. Trop, avec lui le risque de submersion des récifs. 

 

L’acidité résultante de l’absorption  du Co2 qui augmente dans l’atmosphère réduit significativement la part de calcium disponible. Plus elle augmente, plus les coraux ont des difficultés pour construire un squelette résistant et plus les étapes après le recrutement (l’installation) des larves planula (de corail) devient difficile. 

Avec des cyclones de plus en plus violents, les  récifs seront encore plus détruits parce que moins résistants. 

 

On comprend aisément comment chaque déséquilibre a ses propres conséquences et aggrave celles provoquées par d’autres causes. 

 

Ce qui est à craindre c’est la disparition de zones de grande taille de grands écosystèmes primordiaux pour les océans et les zones côtières : les récifs coralliens que l’on associe aux mangroves et aux herbiers. Ces trois ensembles purifient les eaux des océans et sont les berceaux de pans entiers de la biomasse océanique. 

 

Quand on parle écologie, cela veut dire des menaces très fortes sur : 

Les invertébrés, 

Les poissons,

Les reptiles,

les mammifères 

Et les oiseaux marins. 

 

Quand on parle en termes humains, cela fait 60 millions de réfugiés climatiques potentiels, et combien d’autres dizaines de millions de réfugiés économiques à cause du climat. 

 

Ca ne change normalement rien à ce que faisons tous les jours chez nous. Mais nous avons choisi de regarder aussi les autres dimensions auxquelles les coraux donnent aussi accès. Nous avons aussi choisi de nous servir de ce que nous avions à portée de main pour relier ces petits récifs coralliens captifs aux problématiques des grands récifs sauvages. De prendre conscience et de sensibiliser.  

 

Si cette position vous intéresse, rejoignez nous. 

 

 

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